lundi 26 septembre 2011

Le coup du parapluie

Dimanche, dès potron-minet et non pas « poltrons minets » même si ceux-ci le sont beaucoup, trois voitures s’élançaient dans la rue des moissonneurs, chargées comme des véhicules embarquant à Marseille en direction du Maghreb. Pourtant nous allions moins loin, en direction de la mairie de Moissy-Cramayel. Mon épouse et deux copines ayant la prétention de vendre quelques hardes usées et autres babioles inutiles au vide-grenier organisé par la municipalité, nous roulions dans les rues sombres de la ville. Quand on dit « vide-grenier » cela ressemble plus à un « vide-poubelle » parfois ! Pour certains cela évite un déplacement à la déchetterie. Bref ! Après avoir fait la queue dans la rue, et comme nous étions les derniers, nous avons suivi « bêtement » nos deux copines !
Nous  réussissons  donc à nous caser et à débarquer nos affaires dans le noir et dans la confusion la plus complète. C’est alors que nous nous apercevons, mais trop tard, que nous ne sommes pas à la bonne place, mais à cent mètres de là ! Ngeu, grrr ! Argh Bon dieu de m… ! Et encore, là je suis poli ! Heureusement deux petits déménageurs bénévoles nous ont aidés à déménager vite fait, car notre place était déjà bouffée par nos deux voisins. Faut pas être en retard dans la vie ! Bref, on s’installe bien, madame sort ses fringues et je m’apprête à l’abandonner « lâchement » pour terminer un roupillon bien trop tôt interrompu. Surtout, qu’entre temps, j’avais remonté la voiture à la maison et que j’étais redescendu à pieds. Comme nous sommes des gens prévoyants, j’avais embarqué, dans les affaires, mon bon « pébroque » des familles, acheté dans les brumes de la tanière de la fameuse « bête du Gévaudan » à Saugues, précisément. Voilà pourquoi j’y tiens beaucoup. Ce n’est pas tant la pluie que je craignais que le soleil. Cela n’a pas raté ; au moment de partir ma « chère et tendre » me demande le « pépin » ! Horreur ! Malheur ! Pas de parapluie ! Bon ! Je me dis qu’il est resté chez nos deux voisines, tout là-bas ! Je m’y précipite ! Rien ! Peau de zébi ! Il a disparu. Je remonte dépité à la maison, je fouille consciencieusement la voiture. Rien ! Ah ! le chagrin ! Un si beau parapluie ! Et la honte de voir ma femme cramer sous le cagna sans que je ne puisse rien faire. La journée s’achève. Je dois aller chercher le fiston à la gare avant de « ramasser » un « homard thermidor » juste cuit à point et qui m’attend devant l’église avec ses paquets. Je suis dans la voiture et tout à coup j’entends un bruit bizarre : « toc-toc-toc… » Tient? Qu’est-ce ? Je me retourne rapidement et qu’aperçois-je ? Arghhhh ! P.. de m… ! La crosse du parapluie dépassant du siège arrière couché et qui frappait sur la vitre, en se foutant de ma fiole, l’air de dire : « je suis là, pauvre pomme » !  Ça c’est encore un coup de ma belle-mère. J’ai l’habitude saugrenue d’invoquer son aide à chaque fois que je perds quelque chose d’important. Et le plus extraordinaire, c’est qu’elle m’exauce « immédiatement » ! Oui messieurs dames ! Comme je vous le dis ! Bien que sa mort remonte à plus de deux décennies, maintenant.  La dernière fois que cela s’était produit, je lui avais promis d’allumer un cierge à l’église pour la récompenser. Malheureusement,  vous savez ce que c’est, on oublie toujours ! Belle maman, votre vengeance est plutôt mesquine ! Moi, vous m’avez exaucé, mais vous avez laissé cramer votre fille.  Mais vous l’aurez votre cierge ! Et à la Madeleine, encore !
PS. Non, je ne suis pas cinglé ! Méfiez-vous ! Je vous entends d’ici ! 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Ne pas utiliser sa liberté d'écrire, c'est déjà lui porter atteinte!
(C'est de moi, modestement!)